Les retards de paiement coûtent 53 Milliards d’euros aux entreprises

Les entreprises françaises consacrent en moyenne 77 jours par an à la gestion des retards de paiement. Cela leur coûte 53 milliards d’euros par an.

 

54% de cadres financiers français estiment que les délais de paiement devraient être inclus dans les rapports de développement durable imposés aux entreprises.
 

Les entreprises sont-elles contraintes de sacrifier la croissance au profit de la rentabilité ? Comment se préparent-elles à affronter cette période économique incertaine ? Quelles sont les conséquences des retards de paiement ? Arrivent-elles à maintenir leurs engagements en matière de RSE ? Une étude d’Intrum, leader européen du crédit management, a été menée auprès de 400 entreprises (PME et Grands Groupes) françaises ainsi que 10 556 entreprises en Europe entre novembre 2022 et mars 2023.
Beaucoup entreprises peinent à concrétiser leurs engagements en matière de réduction des délais de paiement.
 

64% des entreprises françaises interrogées déclarent avoir été sollicitées par de grandes entreprises voire ETI pour allonger leurs délais de paiement (66% pour la moyenne européenne). Les répondants ayant reçu la même demande de la part de TPE/PME est quant à lui de 55%. En 2023, une entreprise européenne exerçant des activités B2B met 56 jours (57 jours pour la France) à payer une facture, contre 53 jours en 2022.  (55 jours en France).
 

Toutefois, 36% des entreprises françaises (moyenne européenne de 37%) règlent leurs factures avec un délai plus long que ce qu’elles accepteraient de leurs propres clients.
 

La proportion d’entreprises françaises ayant mis en place une charte de bonne conduite visant à diminuer les délais de règlement ou prévoyant de le faire est passée de 78% en 2021 à 85% aujourd’hui, ce qui est un indicateur encourageant.
 

Pour autant, plus de deux tiers (73%) déclarent que les pertes liées aux impayés constituent une source de difficultés pour leur entreprise, contre 50% en 2022. Pour l’ensemble des entreprises européennes, ces chiffres s’élèvent à 70% en 2023 et à 60% en 2022.
 

La première mesure que les entreprises françaises sont le plus susceptible de prendre pour faire face à ce contexte économique reste la réduction des coûts (33 %), 13 % envisagent de proposer des départs volontaires à leurs employés, contre 7 % en moyenne historique.
 

Le coût salarial préoccupe également les entreprises françaises : 48% s’attendent à ce que les employés demandent plus régulièrement des augmentations de salaire, contre 41% en moyenne en Europe.
Plus de la moitié des répondants français (56%) déclarent qu’il est de plus en plus difficile de s’entendre avec leurs clients sur des conditions de paiement qui soient avantageuses pour les deux parties, ce qui conduit parfois à de longues négociations.
 

45% des entreprises françaises déclarent avoir l’intention de demander des délais de paiement plus longs à leurs fournisseurs, contre 38% en moyenne en Europe.
 

Près de la moitié des répondants français (48%) déclarent que la gestion de leur balance âgée (impayés) et des flux de trésorerie sont, à date, une priorité pour la direction de leur entreprise. 
 

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